Babani Koné, Mariam BA LAGARÉ & Binguini Bakhaga : Trois icônes de la musique malienne en détention pour cyberviolence
Trois figures féminines majeures de la scène musicale malienne – Babani Koné, BA M’Bamakan dite Mariam (alias Mariam BA LAGARÉ) et Binguini Bakhaga – ont été placées sous mandat de dépôt le 22 juillet 2025 pour insultes réciproques et atteinte aux bonnes mœurs sur les réseaux sociaux. En pleine ère numérique, cette affaire interroge les responsabilités publiques des artistes et les dérives du clash digital.
Des voix puissantes, désormais réduites au silence judiciaire
Le Procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité a émis six mandats de dépôt à l’encontre de personnalités culturelles maliennes, dont Babani Koné, BA M’Bamakan dite Mariam, et Binguini Bakhaga. Elles ont été conduites au centre pénitentiaire de Bollé femmes, à Bamako, selon le journal télévisé de l’ORTM.
Un conflit numérique devenu judiciaire
Les faits remontent à une série d’altercations en ligne, relayées sur Facebook, TikTok et WhatsApp. Des vidéos accusatoires, insultes croisées, pages anonymes et témoignages indirects ont alimenté un climat de tension permanent. L’époux de Binguini, l’artiste Tonton Pal, a publié un communiqué officiel appelant à la sérénité.
Ce qu’en dit l’ORTM (JT du 22 juillet 2025)
« Trois grandes figures de la musique malienne – Babani Koné, Mariam BA LAGARÉ et Binguini Bakhaga – sont désormais au cœur d’une procédure judiciaire. Les faits reprochés découlent d’une altercation numérique violente sur les réseaux sociaux, où insultes et accusations publiques ont été échangées. En attendant la vérité judiciaire, elles vivront leur première nuit à Bollé. »
⚖️ Quand la loi encadre le buzz
Ce dossier marque une prise de position forte du parquet malien sur les dérives numériques : cyberharcèlement, diffamation, et atteinte à la dignité via des vidéos et commentaires en ligne. La célébrité, au Mali comme ailleurs, n’exempte pas du respect des lois.
« Être une star n’octroie pas l’impunité. La viralité ne justifie pas la violence verbale. » — un juriste malien
Signé : malibuzz
