Capitaine Balla : Le Héraut du Reggae et de la Justice Sociale
Capitaine Balla est un artiste reggae malien dont la musique transcende les frontières et les générations. Avec une carrière marquée par des engagements sociaux et politiques forts, il est devenu une voix incontournable dans la lutte pour la justice sociale et l’unité nationale au Mali.
Enfance et Influences Musicales :
Né Moussa Diallo le 14 janvier 1975 à Bafoulabé, en République du Mali, Capitaine Balla est le fils de feu Yirikoro Diallo et d’Adiaratou Traoré. Sa mère, chanteuse, a participé à la semaine régionale au Mali, et ses chants et mélodies ont bercé son enfance, instillant en lui un profond amour pour la musique. À l’âge de 6 ans, il a rejoint ses parents à Zuenoula, en Côte d’Ivoire, où il a effectué les classes de CP1 et CP2. Par la suite, la famille a déménagé à Divo, où il a poursuivi sa scolarité. Bien qu’il ait arrêté ses études au CM2, son amour pour la lecture l’a poussé à ouvrir un kiosque à journaux et à s’adonner à la lecture, ce qui explique la vaste culture générale dont il bénéficie.
En Côte d’Ivoire, Moussa Diallo a découvert son talent pour l’écriture de chansons, créant des textes pour ses camarades. Il a été profondément influencé par les chansons de légendes africaines telles que Salif Keïta et Alpha Blondy. Son amour pour le reggae a véritablement pris racine en Côte d’Ivoire.
Formation Musicale et Carrière :
De retour au Mali, Moussa Diallo décide de poursuivre la musique de manière professionnelle. Il rejoint l’orchestre national BADEMBA du Mali autour des années 2004, aux côtés de mentors tels que Harouna Baro, Zani Diabaté, Soro Coulibaly, Sidy Coulibaly, Bastos Touré, Adama Dramé, et Fernand Coulibaly. Capitaine Balla joue avec Zani Diabaté, qu’il appelait affectueusement « Général Z », quatre jours par semaine pendant sept ans au foyer de l’armée de l’air, alors géré par Brazon Coulibaly. Un soir, après une prestation époustouflante de Moussa Diallo, Zani Diabaté décide de le surnommer « Capitaine », marquant ainsi l’origine de son nom d’artiste.
Bien que Capitaine Balla n’ait pas encore sorti d’album, il a publié plusieurs singles qui ont rencontré un grand succès. Parmi eux, « Sosso Ka Farin » disponible sur YouTube, « DIVO » disponible sur YouTube, et « Souaressi » disponible sur YouTube. Actuellement, il est en studio pour la préparation de son premier album.
Engagement Politique et Social :
L’engagement de Capitaine Balla a été forgé à travers les lectures d’écrivains africains, dont les œuvres ont profondément influencé sa vision du monde et son désir de justice sociale. Parmi ses auteurs préférés, il cite volontiers Amadou Hampâté Bâ, auteur de « Oui mon commandant! » et « L’étrange destin de Wangrin », ainsi qu’Ahmadou Kourouma, auteur de « Allah n’est pas obligé ». Ces lectures ont nourri sa réflexion et ont renforcé sa détermination à utiliser sa musique comme un outil de dénonciation des injustices sociales et politiques. Il milite activement contre la corruption et pour un avenir meilleur pour son pays. Ses chansons, imprégnées de messages puissants et de critiques sociales, inspirent et mobilisent les jeunes à s’engager pour le changement.
Projets en Cours :
Actuellement, Capitaine Balla travaille sur son premier album en studio et continue de collaborer avec plusieurs artistes maliens et étrangers. Déterminé à continuer à utiliser sa musique pour faire avancer la cause du Mali, il s’implique dans divers projets reflétant son engagement constant pour la justice et l’égalité.
Conclusion :
Capitaine Balla n’est pas seulement un artiste, mais aussi une voix pour les sans-voix, un symbole de résilience et d’espoir. Son héritage musical et son engagement social continuent d’inspirer et de transformer. À travers sa musique, il montre que l’art peut être un outil puissant de transformation sociale, et il reste une figure incontournable de la scène musicale reggae malienne.
