AMAFINU : Les membres sensibilisés sur le droit de la succession
LâAssociation malienne des fonctionnaires internationaux des Nations unies (AMAFINU) a tenu une confĂ©rence sur le droit et la fiscalitĂ© de la succession. CâĂ©tait jeudi dernier (31 aoĂ»t 2023) dans les locaux de lâOrganisation mondiale de la santĂ© OMS, Ă Tominkorobougou.
«Le droit et la fiscalitĂ© de la succession» ! Tel Ă©tait le thĂšme de la confĂ©rence organisĂ©e jeudi dernier (31 aoĂ»t 2023) par lâAssociation malienne des fonctionnaires internationaux des Nations unies (AMAFINU). Il sâagissait ainsi de mieux Ă©clairer les ayants droit car la succession pose souvent dâĂ©normes problĂšmes. «Nous savons que les gens des Nations unies y perdent beaucoup. Les familles des personnes dĂ©cĂ©dĂ©es perdent Ă©normĂ©ment dâargent. Câest pour cela que nous avons tenu Ă informer les membres pour quâils puissent sâapproprier toutes les dispositions afin que les ayants droit puissent bĂ©nĂ©ficier de ceux dont ils ont droit», a indiquĂ© Dr Penda NâDiaye, vice-prĂ©sidente de lâAmafinu.
Quant au MaĂźtre de confĂ©rence, M. Thierno Alou NâDiaye (notaire), il a mis lâaccent sur lâimportance du testament. Il sâagit dâun acte juridique par lequel une personne, avant son dĂ©cĂšs, explique clairement comment partager ses biens aprĂšs son dĂ©cĂšs. Il a notamment mis en exergue les voies et moyens sĂ»rs de sây prendre avant de mourir. Il a Ă©galement expliquĂ© que le droit de succession nâest pas forcĂ©ment appliquĂ© quâaprĂšs la mort dâune personne.
Mais, Ă travers certaines situations dĂ©plaisantes, une personne peut dĂ©signer un successeur pour gĂ©rer ses biens, actifs ou passifs. «Un hĂ©ritier est tout individu liĂ© au dĂ©funt par un lien de parentĂ© ou dâalliance. La vocation hĂ©rĂ©ditaire sâĂ©tablit devant un tribunal au moyen dâun jugement dâhĂ©rĂ©ditĂ© qui est soumis, suivant le cas, tantĂŽt aux rĂšgles du droit commun, tantĂŽt aux rĂšgles du droit religieux ou du droit coutumier lorsque celle-ci n’est pas contraire Ă la loi», a prĂ©cisĂ© M. Thierno Alou NâDiaye.
Pour pouvoir succĂ©der ou hĂ©riter dâune personne, il faut dâabord exister physiquement et ĂȘtre viable avant la mort du dĂ©funt. Et une personne peut ĂȘtre indigne pour pouvoir hĂ©riter dâune personne. Câest le cas de quelquâun qui est par exemple condamnĂ© pour avoir Ă©tĂ© complice ou avoir essayĂ© de donner la mort au testateur. Il ne peut pas bĂ©nĂ©ficier du testateur aprĂšs sa mort. Tout comme une personne condamnĂ©e pour avoir tentĂ© ou commis un acte sexuel avec une Ă©pouse de son pĂšre ne peut pas Ă©galement bĂ©nĂ©ficier du testament ou ĂȘtre un successeur.
Le confĂ©rencier a Ă©galement soulevĂ© quelques voies qui peuvent rendre un testament caduc ou rĂ©voquĂ©. Il a Ă©galement prĂ©cisĂ© que rĂ©gler une succession Ă lâamiable est extrĂȘmement avantageux que de se retrouver devant la justice. Selon lui, la procĂ©dure est coĂ»teuse, complexe et trĂšs lente.
Le MaĂźtre de confĂ©rence Thierno Alou NâDiaye a Ă©tĂ© fĂ©licitĂ© et remerciĂ© par les membres de lâAmafinu qui ont reconnu que la «confĂ©rence a Ă©tĂ© fructueuse et trĂšs instructive». Tout comme elle travaille Ă servir dâorgane dâentraide entre ses membres, cette association Ćuvre Ă©galement Ă conseiller et Ă assister, dans la mesure de ses moyens et selon les compĂ©tences disponibles, les autoritĂ©s et les institutions maliennes Ă soutenir et Ă promouvoir les principes et les idĂ©aux de paix du SystĂšme des Nations unies.
Sory Diakité
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