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Les conséquences d’une guerre géopolitique au Sahel: le Mali va-t-il choisir le Maroc au détriment de l’Algérie ?

La brouille diplomatique, bien qu’adoucie par le retour des ambassadeurs de deux pays à leur point de départ, le Mali et l’Algérie,  deux grands voisins liés par la géographie,  l’histoire et la culture, n’est pas totalement terminée. Les autorités de la transition, en froid avec l’Algérie, ont voulu se tourner vers le Maroc l’ennemi juré du pays de Tebboune . Cette bisbille diplomatique a failli tourner en rupture avec la grande voisine, tant la tension était  vive et la velléité d’affranchissement et de diversification des partenaires visible du côté du Mali. En effet, après le sommet de quatre Etats du Sahel organisé par le Royaume chérifien avec comme thème l’ouverture vers l’océan Atlantique, l’Algérie est passée à la vitesse supérieure en coupant son aide au Mali, au Burkina et au Niger, comme pour dire que la désescalade n’est pas pour demain.
BROUILLE DIPLOMATIQUE ENTRE LE MALI ET L’ALGERIE
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BROUILLE DIPLOMATIQUE ENTRE LE MALI ET L’ALGERIE : Quelles pourraient être les conséquences d’une rupture diplomatique avec Alger ?

L’Algérie est le deuxième pays, après la Mauritanie, à avoir la plus longue frontière avec le Mali. Le pays de Bouteflika est taxé à tort ou à raison par une grande majorité des maliens d’être le gîte ou refuge de tous les leaders rebelles et terroristes qui empoisonnent la paix et la quiétude des maliens. Elle a été  en même temps l’épicentre de toutes les négociations et tous les accords qui ont été signés entre le Mali et les rebelles, donc un acteur majeur dans la résolution de la crise au nord- Mali. Aujourd’hui les autorités de la transition sont en passe de se brouiller pour ne pas dire de rompre avec l’Algérie à qui elles reprochent sa proximité avec ceux qui sont considérés comme des terroristes, ou même d’ennemis de la Nation. L’attitude jugée peu diplomatique par les autorités maliennes après avoir accueilli les « ennemis du Mali et s’être entretenu avec eux à l’insu des autorités maliennes, a provoqué l’ire d’Assimi Goita qui a convoqué l’ambassadeur d’Algérie en poste au Mali et réciproquement l’Algérie a fait la même chose, avant de rappeler les ambassadeurs pour consultation.  Il est sans nul doute condamnable, l’attitude unilatéraliste voire paternaliste de l’Algérie dans le traitement du dossier nord Mali, mais il serait tout aussi dangereux de rompre diplomatiquement avec ce pays, qui loin d’être le grand ami, pourrait être un partenaire stratégique incontournable pour la résolution à long terme de la crise malienne. Entre deux maux les autorités maliennes ne doivent-elles pas choisir le moindre mal pour le Mali, celui de maintenir les liens diplomatiques avec l’Algérie ?