Après le Mali, le Burkina et le Niger, d’autres pays pourraient envisager de sortir de la CEDEAO
Le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la communauté vient en conséquence du « détournement de la vision de la CEDEAO par ses dirigeants et de la soumission de la CEDEAO à certains États » dont la France, a poursuivi le journaliste. « C’est la France qui dictait à la CEDEAO sa conduite et ses décisions », a-t-il pointé.
« Aujourd’hui, la France a perdu du terrain dans la perception et l’admiration des Africains qui voient en elle plutôt une force toujours incarnant le néocolonialisme après la colonisation. Les douleurs de la colonisation sont passées, mais la pensée est toujours restée figée », a expliqué le journaliste.
« Elle a connu un net recul sur le terrain avec l’échec notoire de sa mission de défense et de soutien aux armées des pays en crise, notamment confrontés au terrorisme. Il s’agit de Barkhane, il s’agit de Serval, qui ont produit des effets non souhaités et qui n’étaient pas ceux qu’attendaient ces pays-là », a-t-il noté. De plus, les changements de régime survenus dans trois pays de l’AES ont mis en évidence « la connivence entre la France et les dirigeants des groupes terroristes et narcotrafiquants », a signalé Moussa Naby Diakité.
En effet, les territoires du Sahel revêtent « un enjeu géopolitique et géostratégique très important ». En premier lieu, « le Sahel constitue une frontière, une avant-garde entre l’Afrique et l’Occident, à travers le grand désert qui est très riche en pétrole et aussi en mines et autres richesses, notamment le soleil, qui peut être exploité par les grandes puissances étrangères », a rappelé le journaliste.
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