DIALOGUE AVEC LA CEDEAO : Le PPC se dit favorable

Le Pôle politique du consensus (PPC) dirigé par Jeamille Bittar a animé une conférence de presse jeudi 21 janvier 2022 à Sogoniko. Cette rencontre qui portait sur  la présentation annuelle de vœux a été l’occasion pour Bittar  de se pencher sur la situation actuelle du pays. Notamment les sanctions de la Cedeao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et de l’Uemoa (Union économique monétaire ouest-africaine) contre le Mali.

En prélude, le conférencier demande à tous les militants et sympathisants de rester unis et mobilisés pour la défense de la patrie et d’accompagner les autorités actuelles pour la réussite de la Transition qu’il nomme une transition de « rupture et de refondation ». M. Bittar profitera de l’occasion pour dénoncer l’ingérence de la France dans les affaires du Mali. « Nous disons non à l’ingérence des autorités françaises et profitons de l’occasion pour les remercier, tout en leur disant que leur présence n’est pas la bienvenue au Mali (militaires et diplomatiques ».

S’agissant des sanctions de la Cedeao et de l’Uemoa contre le Mali, Jeamille Bittar déclare qu’elles sont injustifiées, illégitimes et illégales. Il  affirmera que le PPC est favorable au dialogue et à la concertation entre le Mali et les organisations sous-régionales, mais pas à n’importe quel prix.

« Nous demandons la suspension de la constitution de 1992 et une accélération pour la rédaction de la nouvelle constitution et la relecture rapide de la charte de la Transition pour prendre en compte les préoccupations majeures de la population. Oui, le pays est en guerre, il faut déclarer l’état de siège d’urgence de guerre. Nous sommes favorables d’envisager notre retrait de la Cedeao et de l’Uemoa et la création d’une nouvelle monnaie », déclare-t-il. Par ailleurs, le président du PPC se dit favorable à la relecture de tous les accords militaires et au retrait des forces françaises du sol malien. Il demande un partenariat gagnant-gagnant avec tous ceux qui le souhaitent, dans le respect de la souveraineté du Mali.

Aux dires du  président du Pôle politique de consensus,  le président de la République de Côte d’Ivoire Alassane Dramane Ouattara a un mépris pour le Mali. Il estime que ce dernier est tout simplement contre l’émergence du Mali.

Abdrahamane Baba Kouyaté

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