Qu’espérait l’Algérie en ouvrant ses frontières à des terroristes déguisés en «ex-rebelles» chassés de Kidal et en étalant le tapis rouge à un leader religieux mégalomane très remonté contre les autorités de la Transition parce qu’on lui a coupé les vivres ? Que Bamako applaudisse ? Tant pis alors pour ce pays voisin car la réaction malienne a été toute autre. Et au lieu de calmer le jeu, comme on l’attend de la part d’un pays qui se dit médiateur, l’Algérie a posé des actes qui ne sont pas de nature à la remettre en selle dans la gestion de la crise malienne.
Même si des pas décisifs ont été franchis vers le bout du tunnel, le Mali n’est pas totalement sorti de l’impasse dans laquelle il est embourbé depuis plus d’une décennie. Mais, selon le président de Transition, l’espoir est permis puisque les défis à relever sont bien balisés. Il reste maintenant à s’armer de patience, se remettre au travail en faisant prévaloir des valeurs comme l’intégrité morale et la conscience professionnelle.
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 10 janvier 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État.
Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :
– adopté un projet de texte ;
– et entendu des communications.
Il a saisi l’occasion pour lancer un appel à tous les Maliens d’aider la transition à réussir ses principaux défis et à aider ses animateurs à réussir leur mission au service de notre pays. De même, a-t-il demandé aux autorités de la transition de s’ouvrir à toutes les initiatives qui seront lancées dans cette perspective, à reconnaître la réalité de la situation du pays et à accepter de travailler avec les forces vives dans la conduite des changements indispensables pour faire face aux situations avec succès. « Nous n’avons pas le droit de laisser la transition et le Mali s’enliser progressivement et se noyer. Nous en porterons tous la responsabilité devant l’histoire et devant nos compatriotes », a averti l’ancien Premier ministre Moussa MARA.
Le Président de la transition le colonel Assimi Goita a annoncé, lors de sa traditionnelle adresse à la nation du 31 décembre, d’organiser dans un bref délai un dialogue inter maliens sans interférence extérieure, pour non seulement discuter des problèmes, aplanir les difficultés entre communautés, mais aussi et surtout proposer des solutions afin de cultiver le vivre ensemble pour plus d’unité, de cohésion et de paix. Si l’initiative a été fortement saluée par certains, pour d’autres elle ne manque pas non plus de susciter beaucoup d‘interrogations, Parmi lesquelles, la fin probable de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger, à cette grande interrogation s’ajouterait le risque des sanctions de la communauté internationale garante de l’Accord d’Alger qui verra en ce dialogue une rupture avec l’Accord d’Alger. Quel sera le format de ce dialogue et sur la base de quels critères les participants seront choisis ? Le consensus pour plus d’inclusivité des maliens sera-t-il de mise ? Quelle sera la valeur juridique d’un tel forum organisé par des autorités non élues ?
C’est désormais une tradition établie au sein de la rédaction de votre hebdomadaire, l’Alternance, celle de désigner l’homme ou la femme qui a marqué en bien comme en mal l’année écoulée. Celui ou celle qui, à travers ses actions, a attiré sur lui ou elle l’attention d’un plus grand nombre de citoyens ou des medias. Donc après un petit sondage auprès de nos lecteurs le nom du Président de la transition, le Colonel Assimi Goïta est revenu plusieurs fois suivi de l’imam Mahmoud Dicko. Suivant la logique de nos lecteurs le choix de l’homme de l’année échoit au Président de la transition le Colonel Assimi Goïta. La reprise de Kidal des mains du CSP/ PSD a été déterminante dans ce choix. D’autres raisons ont été évoquées, à savoir le départ de la MINUSMA, la création de l’Alliance des Etats du Sahel, AES, la lutte contre la corruption et la délinquance financière, pour ne citer que celles-ci.
Le Président de la Transition, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, Chef Suprême des Armées, a présidé ce jeudi 4 janvier 2024, au Pavillon présidentiel de l’Aéroport international Président Modibo KÉÏTA de Bamako-Sénou, la cérémonie de remise des drones de surveillance et de combat de type TB2 à l’Armée de l’Air.
Cette cérémonie de grande envergure a enregistré la présence du Premier ministre, du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, du ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, de l’Ambassadeur de Türkiye, ainsi que de plusieurs membres du Gouvernement, des partenaires et amis du Mali.
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 janvier 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.
Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :
adopté des projets de texte ;
procédé à des nominations ;
et entendu des communications.
AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES
La situation au Mali s’est lourdement crispée ces dernières semaines avec l’ouverture d’autres fronts en plus des difficultés que le pays traverse. Au moment où la Mission multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (Minusma) plie bagages conformément à la résolution adoptée à la demande des autorités maliennes, des tensions diplomatiques s’invitent entre le Mali et l’Algérie. Les rappels d’Ambassadeurs ont succédé aux convocations. Une crise diplomatique inédite entre les deux pays. Même la brouille de 2010 au cours de laquelle l’Algérie et la Mauritanie avaient rappelé leurs Ambassadeurs pour protester contre la libération de certains membres d’Aqmi en échange de l’otage français, Pierre Camate, n’avait atteint une telle ampleur. Puisque le Président Amadou Toumani Touré et son Premier ministre Modibo Sidibé s’étaient gardé de faire recours à la réciprocité. Et, les diplomates algérien et mauritanien ont regagné, quelques mois après, leurs postes à Bamako.
Ces chiffres ressortent dans le rapport de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) sur la balance de paiement pour le compte de l’année 2022. Le document précise que les revenus de la filière bétail au Mali a connu une chute considérable.
Au Mali, l’exportation du bétail occupe la 3ème place, après l’or et le coton. Selon ce document, cette baisse s’explique non seulement par des sanctions prises contre le Mali, mais aussi par des mesures de réciprocité prises par le gouvernement malien. L’économiste Modibo Mao Macalou, quant à lui pense que cette baisse inattendue, « a un très grand impact sur les éleveurs ». Il précise que « chaque année, ce que les éleveurs vendent à l’extérieur, c’est entre 4 et 120 milliards. En tout, c’est 8% du PIB, produit intérieur brut ». Ce qui est énorme pour lui. « Ce que les éleveurs vendent, vont dans les poches des éleveurs, directement » ajoute l’économiste.
88 cartons de craies ont été remis ce mardi 26 décembre 2023 à l’académie d’enseignement de Nioro du sahel. Cette donation s’inscrit dans le cadre des œuvres sociales du Conseil national de la Transition (CNT). Selon le CNT, il s’agit de soutenir les activités pédagogiques et didactiques au cours de l’année scolaire. Ces craies sont destinées essentiellement aux trois CAP de la région de Nioro.
L’on s’achemine lentement mais surement vers la fin du délai souverainement fixé par les autorités maliennes à la CEDEAO, à savoir le mois de mars 2024 pour le retour à l’ordre constitutionnel avec l’élection d’un président de la République. Qu’il soit dit en passant, l’attitude clémente sur le cas du Mali que l’organisation sous régionale a adopté lors de son dernier sommet ordinaire, cache mal la volonté des chefs d’Etat de sanctionner les autorités maliennes pour leur posture belliciste. Sous embargo financier depuis les premières sanctions, la CEDEAO risque d’asphyxier davantage le Mali pour susciter la colère de sa population contre ses dirigeants. Le Président de la transition doit parer au plus presser pour éviter que le glaive de l’organisation sous régionale ne s’abatte encore sur les frêles épaules des Maliens qui broient déjà du noir depuis fort longtemps. Assimi Goita en est-il réellement conscient et surtout capable d’un sursaut ? Ne doit-il pas sonner la fin de la division pour aller à un grand rassemblement des maliens afin de dégager un large consensus autour des objectifs clairs, réalistes et réalisables ?
Le 11 décembre 2023, la cellule de communication du ministère de l’Energie et de l’Eau a publié une note explicative sur les coupures intempestives de courant auxquelles le pays est confronté. Un document qui brille par la bonne foi et le souci de communiquer pour apporter la bonne information aux Maliens. Il fait le point sur les poursuites engagées pour assainir la gestion d’EDM, les efforts consentis pour mieux approvisionner les Maliens en courant, des mesures envisagées pour soulager certaines corporations… N’empêche que face à certaines mesures envisagées, on se demande si la crise énergétique prendra fin de si tôt !
La République du Mali a offert ses condoléances et sa solidarité au peuple guinéen, suite à l'explosion dévastatrice du dépôt d'hydrocarbures de Kaloum. Dans ce témoignage de soutien, il exprime leur profonde compassion dans un communiqué officiel. Ci-dessous le communiqué.
Le mardi 28 novembre 2023, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, a présidé la cérémonie de remise du rapport annuel 2022 de l’Office Central de lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI), dans la salle des banquets de Koulouba. On y notait la présence du Premier ministre, du ministre d’État en charge de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, ainsi que du Président du Conseil national de Transition (CNT) et certains membres du Gouvernement.
La présentation de ce rapport annuel a été assurée par Moumouni GUINDO, Président de l’OCLEI, qui a exprimé sa gratitude envers le Président de la Transition pour l'opportunité qu’il avait ainsi de présenter publiquement ce rapport.
Le Chef d’état-major général des Armées informe l’opinion nationale et internationale que les Forces Armées Maliennes (FAMa) ont pris position dans la ville de Kidal ce mardi 14 novembre 2023.
Il appelle la population au calme et à la sérénité. Le Chef d'état-major général des Armées rassure les populations que toutes les dispositions sont prises pour assurer leur sécurité et les invite à suivre les instructions des Forces Armées Maliennes (FAMa).
Dans une tribune diffusée sur sa page Facebook officiel depuis son exil, Dr Boubou Cissé, ancien Premier ministre du Mali et dernier Chef du Gouvernement de feu le Président déchu Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta a appelé à une ènième concertation des filles et fils au chevet de la Patrie.
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Quand le professeur Marcel Merle fut, à la Sorbonne, le grand gourou de l'enseignement de la coopération française en Afrique, pas une fois ne l'y ai-je entendu parler des dessous de celle-ci. Ni de ce pacte postcolonial par lequel son pays continuerait d'avoir la mainmise sur ses anciennes colonies africaines, une fois leur décolonisation actée sur le principe. Ni des dettes coloniales qui les tenaient à sa merci. Ni, en réalité, de ce que la colonisation restait, sous une autre autre forme, l'habit qui couvrait toujours les relations de Paris avec l'Afrique.
En déclarant hier qu'elle rappelle son ambassadeur Sylvain Ytte en plus de mettre fin à sa coopération avec le Niger, la France effectue un virage complet, humiliée et réduite à néant, dans une réplique de ses déroutes antérieures, qu'elle a subies de Dien Bien Phu, Alger. Ouradour sur Glane, Waterloo, et tous les autres terrains de batailles militaires. La France courbe encore l'échine. En habituée des guerres perdues.
Communiqué N°060 du 25 septembre 2023 du Gouvernement de la Transition relatif au chronogramme des réformes politiques et électorale pour un retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé au Mali.
Allocution de Son Excellence Monsieur Abdoulaye Diop, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la République du Mali, à l'occasion du débat général de la 78ème Session de l'Assemblée générale des Nations-Unies, ONU (New York, 19-23 et 26 septembre 2023).