INTER-PROFESSION DE LA FILIÈRE MANGUE : L’exportation stagne

Le  secrétaire général du ministère de l’Industrie et du commerce, Adama Yoro Sidibé, a présidé le 24 février 2022 au CICB, l’ouverture des travaux de la Journée nationale de validation des statistiques sur la production, la transformation et la commercialisation de mangues et le bilan de la campagne 2021. La présente a été opportune  pour les acteurs de la filière  de jeter un regard sur la précédente campagne,  d’évaluer les difficultés et d’échanger sur les perspectives. Et pour le représentant du ministre de l’Industrie et du Commerce,   les acteurs doivent relever le défi de l’exportation de la mangue.

La mangue est le premier fruit d’exportation du Mali, et la filière est très porteuse au Mali, avec son fort potentiel de production et de compétitivité sur les marchés sous-régionaux et européens. De 2010 à 2020, le Mali a exporté plus de 300 000 tonnes, et généré plus de 1000 milliards de FCFA de chiffre d’affaires durant la même période.  La présente rencontre était donc l’occasion pour les  acteurs de  la filière  de passer au peigne fin le bilan de la précédente  campagne  en vue d’évaluer le chemin parcouru,  relever les acquis, débusquer les difficultés  pour mieux dessiner les  perspectives  pouvant booster  leur secteur.  Bien que la campagne 2021 se soit déroulée dans un contexte difficile  marqué  par la crise sanitaire (Covid-19) et la situation socio-économique, avec l’accompagnement du département de l’Industrie et du Commerce, la filière a pu réaliser certains de ses objectifs. Parmi lesquels M. Sidibé cite une série de réalisation avec  la  réhabilitation de la station de conditionnement des fruits de Bamako, l’équipement  et la mise à niveau des chambres froides, l’accompagnement  des acteurs de la filière au salon virtuel sur les produits et services  du Mali dédié  à l’agriculture, en collaboration avec  l’ambassade du Mali au Canada au mois de juillet 2021, etc. Mais,  à côté   de ces avancées, la filière reste confrontée à certains défis obstruant ses performances. Il s’agit notamment de l’absence  de statistiques fiables indicatrices de performance et nécessaires aux prises de décisions vis à vis des marchés internationaux. Mais surtout, elle doit réfléchir aux moyens et pistes pour accroître le taux  de l’exportation  de mangues d’année en année. Selon le Programme de compétitivité  de diversification agricole (Pcda), sur une production totale estimée à plus de 575 000 tonnes en 2009, ce taux était moins de 5% et plus de dix ans après en 2020,  ce taux n’a pas connu de progression. Aussi, M. Sidibé a-t-il exhorté les acteurs de la profession à chercher la solution pour faire évoluer la tendance. Un challenge  auquel  le président de l’interprofession de la filière mangue, Moctar Fofana,  et ses collègues comptent bien répondre en doublant les performances du secteur.

Mariétou DOUCOURE

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