Retrait des pays de l’AES de la CEDEAO : Quel avenir pour les relations commerciales et la libre circulation des personnesâŻ?
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, dĂ©sormais unis au sein de lâAlliance des Ătats du Sahel (AES), ont annoncĂ© leur retrait de la CommunautĂ© Ăconomique des Ătats de lâAfrique de lâOuest (CEDEAO). Une dĂ©cision historique qui suscite des interrogations sur les rĂ©percussions Ă©conomiques et sociales, notamment pour les millions de citoyens et entreprises qui dĂ©pendent de la coopĂ©ration sous-rĂ©gionale. Malibuzz.tv fait le point.
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Introduction : Une rupture historique mais stratégique
Depuis lâannonce de leur retrait de la CEDEAO, les rĂ©gimes militaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger marquent une nouvelle orientation stratĂ©gique. Si ce dĂ©part soulĂšve des incertitudes, notamment sur la libre circulation et les Ă©changes commerciaux, les gouvernements des trois pays assurent que des dispositifs alternatifs garantiront une continuitĂ©.
Pour comprendre lâimpact de cette dĂ©cision, examinons de prĂšs les implications sur le commerce et la vie quotidienne des populations concernĂ©es.
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1. Le commerce sous-rĂ©gional : des liens prĂ©servĂ©s grĂące Ă lâUEMOA
Souleymane Diarrassouba, ministre ivoirien du Commerce, a affirmĂ© que le retrait des pays de lâAES de la CEDEAO nâinterrompra pas les relations commerciales. GrĂące Ă lâUnion Ăconomique et MonĂ©taire Ouest-Africaine (UEMOA), une structure distincte, les Ă©changes Ă©conomiques entre la CĂŽte dâIvoire et ces trois pays resteront fluides.
> Source cliquable : Lebanco.net – Les relations Ă©conomiques resteront fluides
Les chiffres clés :
Les exportations ivoiriennes vers le Mali atteignent 909 milliards de francs CFA.
Bamako est le troisiĂšme partenaire commercial mondial dâAbidjan et le premier au sein de lâex-CEDEAO.
Cette interdĂ©pendance Ă©conomique souligne lâimportance de maintenir des mĂ©canismes de coopĂ©ration rĂ©gionale, mĂȘme en dehors du cadre de la CEDEAO.
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2. Libre circulation des personnes : Quelles solutions pour les citoyens�
Une question majeure concerne les millions de citoyens des pays de lâAES vivant dans dâautres Ătats membres de la CEDEAO. Des millions de BurkinabĂš, Maliens et NigĂ©riens vivent en CĂŽte dâIvoire, souvent sans statut migratoire formel.
Les autoritĂ©s des pays de lâAES ont nĂ©anmoins garanti que leurs territoires resteront sans visa pour les citoyens de la CEDEAO, minimisant ainsi lâimpact de cette transition.
> Source cliquable : Reuters – Les rĂ©gimes militaires garantissent la libre circulation
Cependant, des ajustements pourraient ĂȘtre nĂ©cessaires pour des questions administratives telles que les cartes de sĂ©jour ou les accords bilatĂ©raux.
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3. Une interdépendance économique vitale pour les entreprises
Les entreprises ivoiriennes, qui rĂ©alisent jusquâĂ 40 % de leur chiffre dâaffaires sur les marchĂ©s de lâAES, comptent parmi les acteurs Ă©conomiques les plus concernĂ©s. Ces entreprises appellent Ă des mesures transitoires pour sĂ©curiser leurs activitĂ©s.
Les gouvernements de lâAES et leurs partenaires rĂ©gionaux travaillent actuellement Ă renforcer les cadres de coopĂ©ration Ă©conomique au sein de lâUEMOA et Ă explorer des partenariats bilatĂ©raux.
> Source cliquable : ActuCameroun – Le commerce avec lâAES est crucial
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Conclusion : Une transition Ă suivre de prĂšs
Le retrait de lâAES de la CEDEAO marque une Ă©tape dĂ©cisive dans lâĂ©volution des relations sous-rĂ©gionales. Si des dĂ©fis subsistent, les mĂ©canismes existants comme lâUEMOA et la volontĂ© des Ătats de maintenir les Ă©changes offrent des perspectives encourageantes. Les populations, quant Ă elles, espĂšrent une transition harmonieuse pour prĂ©server leurs activitĂ©s et leur mobilitĂ©.
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Auteur :
Boubakar SidibĂ© (alias Boubâs SiDiBĂ)
Photojournaliste et Reporter dâimages
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