Sécurité au Sahel : La Minusma désormais en sursis

La fin s’approche pour la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma). En tout cas, tous les signaux attestent cela après le retrait annoncé des autres forces européennes, notamment Barkhane et Takuba.

La Minusma n’a plus de raison de rester au Mali. C’est du moins la conviction des observateurs de la situation politique et sécuritaire malienne. Surtout, qu’ils viennent d’apprendre que cette force supposée aider le Mali dans la lutte contre le terrorisme est incapable de se sécuriser elle-même. Ce sont les présidents Macky Sall et Macron qui ont soulevé le lièvre en fin de semaine dernière. Les deux chefs d’Etat ont en effet avoué que la Minusma a besoin de sécurité. Alors, que fait-elle au Mali si au lieu d’apporter un appui au retour de la paix et la sécurité, la Minusma est dans l’incapacité d’assurer sa propre sécurité ? C’est la grande question que des observateurs se posent. Le départ de cette mission est d’autant plus justifié que son mandat, qui arrive à terme en juin prochain, n’a jamais tenu compte du contexte sécuritaire qui exige de l’engagement sur le théâtre des opérations. Plusieurs fois, les autorités maliennes ont demandé à l’ONU le renforcement de son mandat pour le rendre plus robuste. Cela n’a jamais été fait. Mieux, elle est budgétivore. Les statistiques en font la mission onusienne la plus coûteuse de l’Histoire et financière et humaine.

Des observateurs sont persuadés que les autorités maliennes ne vont pas demander le renouvellement du mandat en juin prochain ; et même si cela venait à se produire, le mandant de cette force va être offensif.

Dans tous les cas, le départ de la Minusma est presque acté.

En attendant la suite des événements, elle peut déjà préparer ses valises.

Mariétou DOUCOURE

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